Une Mousson, sans masque ni frontière !

« Écrire le théâtre d’aujourd’hui », telle est la devise de la Mousson d’été qui, jusqu’au 29/08, se déroule en l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (54). Initié par Michel Didym, l’ancien directeur du CDN La Manufacture à Nancy, un festival original avec moult pépites à l’affiche.

En août 2020, la Mousson d’été, l’instigatrice de ces fameuses « rencontres théâtrales internationales », célébrait son 25ème anniversaire ! Au fil du temps, la manifestation s’est imposée comme le rendez-vous incontournable des nouvelles écritures du théâtre. Dans un contexte encore bien particulier pour cette nouvelle édition qui, jusqu’au 29 août, se déroule toujours au cœur d’une crise sanitaire sans précédent… La mort au tournant, sociale-économique-politique, mais aussi la rage de vivre et de changer ce monde d’avant qui a fait son temps.

« C’est en 1995 que germa dans l’esprit de Michel Didym l’idée de créer en Lorraine une manifestation dont l’objet serait moins le spectacle à proprement parler, à l’instar d’autres festivals d’été, que l’exploration, passionnée mais sérieuse, de la production des auteurs du théâtre contemporain », rappelle l’historique de l’événement. « Pendant une semaine, à la fin du mois d’août, des textes inédits y seraient présentés sous des formes souples et légères : lectures, mises en espace, cabaret… ».

Pari osé, pari gagné ! Cette année encore, entre université d’été et mises en espace-lectures programmées, la Mousson propose une suite de temps forts exceptionnels où le public, en toute convivialité, dialogue avec auteurs et metteurs en scène. Avec à la clef moult textes à découvrir, français et étrangers, à l’affiche demain sur les scènes européennes, servis par des interprètes de qualité et en présence d’auteurs-autrices aux diverses nationalités :  l’australien Angus Cerini, les françaises Marion Aubert et Magali Mougel, l’uruguayen Sergio Blanco, la norvégienne Monica Isakstuen, l’italien Stefano Massini, la slovène Simona Semenic, l’espagnol Antonio Rojano…

Néophyte ou averti, amateur ou professionnel, chacun est le bienvenu à la Mousson d’été : l’art le plus novateur est vraiment à la portée de tous dans une authentique ambiance de partage. Venez, venez à la Mousson d’été, dans le fabuleux décor de l’abbaye des Prémontrés ! Une semaine durant, « elle nous donne des nouvelles du monde du théâtre et du théâtre du monde, comme il va et comme il ne va pas ». C’est l’invitation que lance Michel Didym en son édito. Yonnel Liégeois, photos Boris Didym

DU GRAND EST AU MONDE ENTIER…

Plus que jamais, la Mousson d’été, pour cette nouvelle édition, s’affirme comme un carrefour au cœur du Grand Est, où, dans un même lieu, l’Abbaye des Prémontrés, et une semaine durant, se croisent des écritures singulières venues du monde entier, à l’heure où le virus n’épargne aucun pays de la planète. Les textes, grâce aux traductions, sont sans masques et sans frontières.

Chaque édition, à travers des lectures en acte et des mises en espace, est un lieu de révélation d’autrices et d’auteurs dont on ne soupçonnait pas l’importance et le talent. Un lieu de confirmation d’écritures que l’on a plaisir à retrouver au coin d’une nouvelle pièce. S’y déploient cette année des écritures de l’intime, des pièces qui mettent les mains dans le cambouis du temps, explorant les faces cachées d’un pays ou d’un continent, à travers le prisme de la famille, d’un individu ou d’une communauté ; ou encore des œuvres qui bousculent, ou renouvellent, les notions de dialogue et de  didascalies. Une semaine durant, la Mousson nous donne des nouvelles du monde du théâtre et du théâtre du monde, comme il va et comme il ne va pas.

Depuis l’instauration du projet en 2015, la Mousson est partie prenante du réseau Fabulamundi qui réunit des structures et festivals de dix pays européens dans le but de promouvoir les nouvelles écritures vouées au théâtre à raison de dix auteurs par pays. Cinq pièces nouvelles estampillées Fabulamundi seront présentées cet été à l’Abbaye des Prémontrés. Elles entreront en résonance avec celles de Tintas Frescas, chantier que nous menons en Amérique Latine. La Mousson participe aussi à des projets au sein d’ETC (European Theatre Convention) qui réunit 45 théâtres et structures de 18 pays européens, comme ce dernier projet de courts films de cinq minutes développant la notion de « Renaissance ». Un beau mot gorgé d’avenir. Il résume l’enjeu qui est le nôtre après ce que le monde vient de traverser et traverse encore. Michel Didym

 

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Classé dans Festivals, Littérature, Rideau rouge

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